Du soleil pour Obama
L’industrie solaire usanienne veut équiper la Maison blanche

Le jeudi 24 juin 2010 par Asteur-Amérique

En ce début du mois de juin, tandis que le pétrole continue de s’échapper du fond du golfe du Mexique et qu’Obama s’est prononcé en faveur des énergies renouvelables (en), une coalition d’associations et d’institutions ont lancé une pétition ... pour mettre des cellules photovoltaïques sur le toit de la Maison blanche. Les initiateurs sont l’Institut Post-carbone, un institut d’études, d’information et de militantisme, Le monde des énergies renouvelables (en), un média de professionnels et l’Association des industries de l’énergie solaire (en).

A découvrir sur www.solaronthewhitehouse.com (en)

Paradoxe de l’histoire, parmi les membres et partenaires de ces deux dernières institution, se trouve ... BP Solaire (en) !

Comme l’histoire n’est jamais avare de paradoxe, on lira sur le Monde des énergies renouvelables - et en image sur le sitoile de la pétition-, l’histoire de deux jeunes suissesses cinéastes (en) qui se sont intéressés aux panneaux solaires de la Maison blanche ; car, si Barack Obama en met sur le toit de sa maison, il ne sera pas le premier à l’avoir fait. Jimmy Carter dans les années 70 avait déjà demandé à ce que des panneaux y soient installés. Au moment du premier choc pétrolier, il était important de montrer la voie de sortie de la dépendance au pétrole étranger. Ces panneaux ont été retiré par un autre président, Ronald Reagan, en 1986, persuadé, lui, que les énergies renouvelables étaient à un horizon fort lointain pour l’Amérique...

Aujourd’hui, l’industrie solaire organise le mouvement pour une développement rapide de l’industrie. L’opération Soleil sur la Maison blanche est suivie par une autre, en parallèle qui demande un véritable « Bill of Rights » pour le solaire.

Pour suivre l’affaire

Ajout : 12 octobre 2010
Great America revient sur les réactions républicaines et conservatrices aux panneaux solaires finalement approuvés par la Maison Blanche.

::::::::: A lire aussi :::::::::
Auteur :

Renart Saint Vorles est un coureur des bois numériques nord-américains.

Notes :

Blogueville

Comme dans tous les pays où le nucléaire est présent, la centrale de Fukushima amène les Etats-unis à revoir la sécurité de leurs installationsnucléaires surtout en zone à risque sismique.

L’armée américaine s’équipe massivement de panneaux solaires pour ne plus avoir - ou le moins possible - à dépendre du fuel. Pour respecter la loi, elle devrait les acheter uniquement s’ils sont fabriqués aux États-unis, mais ce n’est pas toujours facile...

Le nouvel eldorado des poseurs d’éoliennes est au large des côtes, mais l’éolien de grand large pose des problèmes : il faut pouvoir ramener le courant...

Les carburants à base d’algues génétiquement modifiées sont une des voies de recherche pour le biocarburant. Mais attention aux marées vertes... dans le désert.

Les gaz de schistes sont la nouvelle affaire du Québec qui hésite entre richesse naturelle à exploiter et risques environnementaux à ne pas subir. Certain n’ont cependant aucune hésitation. Ils sont déjà rangé du côté des pétroliers. La vidéo de Radio Canada associée à l’article est très pédagogique. A voir.

L’éolien au large se développe aux États-unis, notamment sur la côte Est. La signature de ce bail, pour l’implantation d’un parc éolien aux larges des côtes de la péninsule de Nantucket devrait accélérer le mouvement.