Ouest qu’on parle français
Images d’une langue dans l’Ouest canadien.

Le lundi 7 juin 2010 par Asteur-Amérique

Le documentaire Ouest qu’on parle français montre la francophonie particulière qui vit et se développe en Colombie-Britannique et plus particulièrement à Vancouver ; une province et une ville que l’on regarde, de l’extérieur, souvent comme intégralement anglophone. Pourtant, elle est multilingue, les langues asiatiques sont très présentes du fait de l’importance des communautés chinoises, coréennes, indochinoises, etc., mais la langue française aussi qui a l’avantage d’être une des deux langues officielles du Canada. Ce documentaire en montre toutes les facettes depuis les premiers émigrants venus du Québec et fondateurs de la ville francophone de Maillarville jusqu’au jeunes asiatiques des programmes d’immersion en passant par les conteurs venus d’Afrique et les blogueurs venus de France. Une langue qui se révèle comme un passeport de mémoire, de rencontre, d’excellence, d’intégration ...

Jean Baillargeon, monteur du documentaire, administrateur du sitoile lié et blogueur franco-colombien, revient sur son travail. Après lecture, vous pourrez visionner Ouest qu’on parle français sur son blogue également. A noter que ce documentaire a été produit par Red Letter films, une des rares maisons de production francophone de documentaires, hors Québec, et qui fait un excellent travail.

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Monteur et concierge Web

Le site web sur lequel je travaillais depuis quelques mois arrive à terme. J’ai choisi de laisser ici quelques conclusions qui me viennent avec la fin de ce projet. Comme tout ça est un peu trop personnel j’ai décidé de les afficher ici, dans mon espace web, plutôt que sur le site en question.

Maintenant que nous arrivons à la fin de la vie active de notre site web, Ouestquonparlefrancais.ca, vous me permettrez de prendre le crachoir comme on dit au Québec.

Je voulais simplement en terminant prendre, l’espace de quelques lignes, le temps de dire merci et le temps de justifier certains choix.

Dire merci d’abord à Anne Worrall et Robert Zajtmann pour leur merveilleux doc, Ouest qu’on parle français ? dont je suis très fier de signer le montage (d’où le titre de ce blog).

On ne mentionne pas souvent dans les salons de la francophonie hors-Québec que pour produire ces objets culturels que sont les documentaires, loin du centre névralgique francophone de l’Amérique, leurs concepteurs doivent surmonter bien des obstacles propres à la vie culturelle en milieu minoritaire. Je sais que sur “Ouest qu’on parle français ?” Anne et Robert ont dû bosser très dur, très fort, pour trop peu comme toujours dans ce métier mais avec le résultat remarquable que vous avez peut-être eu le plaisir de voir. On insiste d’ailleurs pas d’avantage sur la collusion spécifique de détermination, de vision, de rigueur et de talent qu’une telle entreprise exige. On ne reconnait pas assez souvent la convergence de ces capacités chez une même personne. Il est évident pour moi qu’Anne Worrall réunit ces qualités de manière remarquable. Puisque tous reconnaissent à raison qu’elle a été l’âme de ce projet documentaire avec le support indéfectible et la généreuse vision humoriste de Robert.

Si Radio-Canada a jugé pertinent de prolonger l’expérience de ce documentaire sur le web c’est bien parce qu’Anne et Robert ont au reste livré un document unique, hors pair, qui auprès de cette institution et de la mouvance documentaire francophone canadienne va faire école je n’en doute pas. Il faut aussi reconnaître la part de la maison de production derrière le doc et le site et sa productrice, Sylvie Peltier. Les institutions comme Radio-Canada ne s’associe que rarement à des individus pour mener à bien de tels projets. Ils cherchent toujours le partenaire du secteur privé qui ouvrira les vannes de Téléfilm et garantira un financement adéquat, une impossibilité pour la société d’état seule. Ces contingences institutionnelles les amèneront toujours à chercher le partenaire privilégié qui sera à même de garantir le succès d’un doc ou d’un site web. Avec Red Letter Films, sur le doc comme sur ce site, Radio-Canada a été superbement desservi. Hors Québec les maisons de productions francophones de qualité sont fort peu nombreuses, heureusement ici à Vancouver nous avons Red Letter.

Ma petite expérience personnelle sur ce site m’amène enfin à justifier certains choix de contenus qui ont été les miens. De monteur que j’étais, au service d’une vision partagée par Robert et Anne sur leur doc, je me suis retrouvé dans le rôle de “producteur web”, après qu’on m’ait permis de rédiger une proposition de site web qui fut finalement accepté par Radio-Canada. J’ai été promu en somme.

lire la suite de l’article ici.

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