Le Maine investit dans le transport ferroviaire

Le lundi 18 octobre 2010 par Asteur-Amérique

L’avenir américain sera ferroviaire. Les projets de lignes à grande vitesse sont en plein développement aux États-unis, mais les liaisons classiques, celles qui assurent la circulation du fret, sont aussi l’objet de l’attention des services publics, surtout dans les états les plus ruraux ou les plus reculés ... et surtout quand il s’agît de les rénover. Pour les projets ferroviaires et d’infrastructure en général, le privé, c’est prouvé, ne fonctionne pas [1].

Les sénatrices Olympia J. Snowe et Susan Collins et Mike Michaux, représentant du Maine, viennent ainsi d’annoncer l’octroi de 10 millions de dollars par le fédéral au Département des transports du Maine pour la réfection du Réseau ferré de Montréal, du Maine et de l’Atlantique. Ce réseau coure de part et d’autre de la frontière et relie la ville de Montréal au Maine et au Nouveau-Brunswick. Cette somme viendra compléter les sept millions de dollars votés par les citoyens de l’état en juin dernier pour l’achat de 223 miles de lignes que la compagnie Montréal, Maine and Atlantic Railway cherche à abandonner.

Le maintien de cette liaison ferroviaire est important pour le nord de l’état, principalement les comtés d’Aroostoock et de Penobscot, et pour la région de Madawaska au Nord-Ouest du Nouveau-Brunswick - des comtés où les communautés franco-américaines sont importantes et dont Mike Michaud est natif. C’est en effet le bras nord de la ligne qui semble le plus menacé par le désintérêt de la compagnie. Pourtant, plus de 2 000 emplois sont suspendus à son existence, principalement dans l’industrie forestière. Elle permet aux entreprises de la région d’avoir des débouchés à travers toute l’Amérique du Nord à des coûts compétitifs et de façon beaucoup plus écologique que les camions. La ligne donne aussi un débouché sur la mer à Bangor.

Pour en savoir plus sur le développement ferroviaire du Maine : voir le Plan Rail du Maine

::::::::: A lire aussi :::::::::
Auteur :

Renart Saint Vorles est un coureur des bois numériques nord-américains.

Notes :

[1Le Plan rail du Maine explique ainsi sur son sitoile que :

Le réseau ferroviaire du Maine doit idéalement être sûr, efficace et complètement intégré au réseau des routes, ports et aéroports de l’état et de la région. Bien que le service du fret est une longue tradition d’exploitation privée, les conditions économique de ces dernières décennies ont nécessité l’engagement de l’état et du fédéral dans le service du fret. L’état du Maine est désormais propriétaire de plus de 325 milles de lignes existantes dont un peu plus de 100 milles sont en exploitation


Blogueville

Le billet de « Yann », détaillé et documenté, sur le plan de relance de Barack Obama.

Impressions de Pierre-Yves Dugua, journaliste économiste bon teint au Figaro, sur l’économie américaine...

Quand les vessies françaises tentent de ressembler aux lanternes américaines.

Wall-Mart, la chaine géante de magasin arrive-t-elle au bout de sa logique ?

La capitale fédérale était noire, mais avec les chiffres du dernier recensement, elle perd cette particularité.