Franco-américains du Maine
Le nouveau livre de Dyke Hendrickson

Le mercredi 14 juillet 2010 par Asteur-Amérique

Les Franco-américains du Maine sont souvent méconnus, ignorés, bien qu’ils aient largement contribués à leur manière à l’épanouissement économique et culturel de la Nouvelle-Angleterre. Venus en masse dans les dernières décennies du XIXe siècle pour trouver du travail dans les filatures ou les usines qui prospéraient alors dans cette partie des États-unis, les Franco-américains formaient des communautés importantes. Catholiques, souvent pauvres, les Canayens [1] ont été longtemps mal vus par le reste de la population usanienne. La situation changea dans les années 70 quand ce groupe suscita l’intérêt de la presse locale.

C’est cette histoire que Dyke Hendrickson incarne et raconte dans son dernier livre, Les Franco-américains du Maine, sorti au printemps 2010 aux éditions Arcadia. Auteur d’un blogue, il explique sa démarche et son intérêt pour ce groupe dans une notule autobiographique récente.

Comment je me suis mis à écrire sur les Franco-américains - et à rédiger une suite.

L’une des questions les plus fréquentes que l’on me pose est logique : êtes-vous franco ? Si non, pourquoi écrivez-vous sur les Francos ?

Mon nom ne sonne pas français et il ne l’est pas.

La famille Hendrickson est Danoise. Une demi douzaine de générations en arrière, les Hendrickson étaient des cultivateurs de pommes de terre sur l’île de Long Island. Je suis venu habité dans le Maine au début des années 70 et j’ai commencé par m’installer à Biddeford.

Beaucoup de Francos parlaient dans la rue et j’ai appris un peu de l’histoire des Francos par osmose. Les Francos-américains étaient si nombreux que vous ne pouviez pas vous empêcher d’être baigner dans la culture des Franco-américains.

Je travaillais pour le Portland Press Herald à la fin des années 70 quand le « retour au racines » était dans l’air. C’était une sensation nationale.

Il y avait peu de Noirs dans le Maine (en ce temps-là), et notre groupe ethnique était les Franco-américains. Bob Moorehead, le patron du Maine Sunday Telegram, me confia la tâche d’écrire une série d’article sur l’héritage français dans le Maine qui reçut un accueil très chaleureux de la part des lecteurs.

J’ai reçu des douzaines de lettres de félicitations. Les Franco-américains appréciaient que quelqu’un reconnaisse leur contribution. A ce moment là, le propriétaire du journal, la Compagnie d’édition Guy Gannett, inaugurait sa branche dédiée aux livres. Le sujet de ma série fut donc transformé en livre, « Quiet Presence : Stories of Franco-Americans in New England. » (Une présence silencieuse : Histoires de Franco-américains en Nouvelle-Angleterre").

Il se vendit bien et je gagnais des prix. Il fut reçut au Musée de l’héritage national à Ellis Island, New York.

Maintenant, 30 ans plus tard, arrive « Franco-Americans of Maine. » (Les Franco-américains du Maine)

Je ne vais peut-être pas gagner de prix mais je dois être le seul auteur à avoir mis autant de temps (trois décennies) pour écrire une suite à un livre à succès.

L’article original en anglais est ici.

Franco-Americans of Maine, Dyke Hendrickson,
128 p, Arcadia Publishing, 2010.

www.arcadiapublishing.com

::::::::: A lire aussi :::::::::
Auteur :

Renart Saint Vorles est un coureur des bois numériques nord-américains.

Notes :

[1le Français parlé dans ces communautés est différent de celui parlé au Québec et dans le reste de l’Amérique du Nord. Canayen signifie donc Canadien.


Blogueville

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