Le New York Times révèle la grande pollution des gaz de schistes

Le jeudi 3 mars 2011

Dans un dossier qui fait la une d’internet, le New York Times dévoile des documents qui auraient « fuités » de plusieurs administrations et notamment de l’EPA, l’Agence pour la protection de l’environnement. On savait depuis Gasland qu’une partie du personnel de cette agence rongeait son frein et maugréait contre les complaisances de l’administration vis-à-vis des industries pétrolières et gazières. Certain ont même franchit le pas de le dénoncer publiquement comme Weston Wilson. Le fait qu’ils soient publiés dans un journal aussi prestigieux aura probablement un impact important au moment, justement, où l’EPA a annoncé la constitution de sa commission d’enquête.

Ces documents sont une preuve à charge : les boues de forages issues des puits sont si difficiles à retraiter que ce sont des eaux fortement pollués qui ont été déversé dans les rivières, même après traitement dans des centrales d’épuration. Les dossiers s’attaquent principalement au cas de la Pennsylvanie et ses 71 000 forages actifs où dans de nombreux endroits les taux de radium, d’uranium, de benzène et de radiation atteignent des taux jusqu’à 1500 fois supérieurs à ceux autorisés par l’EPA elle-même (voir la carte ici).

>> Le dossier du New York Times est ici (en anglais).

Néanmoins, ce qui est présenté comme le Wikileaks des gaz de schiste confirme, plutôt qu’il ne révèle, ce que dont beaucoup d’associations militantes craignaient depuis longtemps. Il suffit de lire les pages des Amis du Richelieu au Québec pour s’en rendre compte.


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